Successions dans l'Orne

Le commissaire de justice aux côtés des notaires

Une succession peut rapidement se tendre : héritiers en désaccord, mobilier difficile à évaluer, risque de disparition de biens ou situation de protection juridique.

Lex61 intervient à Alençon, L'Aigle, Mortagne-au-Perche et dans tout l'Orne pour documenter le patrimoine, réaliser les opérations relevant de sa compétence et sécuriser les situations urgentes.

Sécuriser les faits, préserver les biens

Inventaire, prisée, constat ou mesure conservatoire : chaque mission répond à un objectif et à un cadre juridique précis.

L'étude coordonne son intervention avec le notaire afin de produire un procès-verbal directement exploitable dans le règlement de la succession.

Inventaire détaillé

Description et estimation des biens

Prisée mobilière

Base d'évaluation documentée

Mesures conservatoires

Protection rapide du patrimoine

Un appui opérationnel

Le rôle du commissaire de justice dans une succession

Officier public et ministériel, le commissaire de justice établit des actes et réalise des constatations matérielles dans le cadre de ses compétences. Son intervention complète celle du notaire sans se substituer à son rôle de conseil et de règlement de la succession.

Préserver le patrimoine

En cas de risque de disparition ou de déplacement des biens, des mesures conservatoires peuvent figer la situation jusqu'aux opérations d'inventaire.

Décrire et estimer les biens

L'inventaire recense les éléments présents et, selon la mission, comprend leur estimation afin d'offrir une base structurée au dossier successoral.

Objectiver une situation

Un constat documente matériellement l'état d'un logement, la présence de biens ou toute situation utile, sans porter d'avis sur ses conséquences juridiques.

Coordonner les intervenants

Lorsque des objets requièrent une compétence particulière, l'étude peut organiser l'intervention d'un professionnel qualifié en lien avec le notaire

Force probante : hors matière pénale, les constatations purement matérielles du commissaire de justice font foi jusqu'à preuve contraire. Leur portée doit être distinguée de l'appréciation juridique du dossier, qui relève du notaire et, en cas de litige, du juge.

Guide décisionnel

Quand envisager un inventaire successoral ?

L'inventaire peut être imposé par l'option successorale ou le régime applicable. Dans d'autres dossiers, il constitue un choix de prudence pour fiabiliser les opérations.

Acceptation à concurrence de l'actif net

La déclaration est accompagnée ou suivie d'un inventaire estimatif de l'actif et du passif. Cet inventaire doit en principe être déposé dans les deux mois de la déclaration, sous réserve d'une prorogation judiciaire.

Héritier sous tutelle

Le tuteur accepte en principe la succession à concurrence de l'actif net. Une acceptation pure et simple reste possible si l'actif dépasse manifestement le passif, avec attestation du notaire ou autorisation requise par les textes.

Succession vacante

Lorsque la succession est déclarée vacante, le curateur fait dresser un inventaire estimatif, article par article, de l'actif et du passif.

Mineur, curatelle ou tutelle : la présence d'un héritier protégé ne permet pas, à elle seule, d'affirmer que tout inventaire successoral est systématiquement obligatoire. L'option exercée, le régime de protection et les autorisations nécessaires doivent être vérifiés au cas par cas.

Prévenir les contestations

Créer une base factuelle commune entre les héritiers

Même lorsqu'aucun inventaire n'est imposé, documenter rapidement les biens limite les discussions ultérieures sur leur présence, leur état ou leur estimation.

01

Décrire

Chaque bien est identifié avec suffisamment de précision pour éviter les confusions et permettre son suivi dans les opérations de partage.

02

Estimer

La prisée fournit une valeur documentée pour les meubles concernés, avec le concours d'un spécialiste lorsque leur nature l'exige.

03

Dater

Le procès-verbal fixe la situation observée lors de l'intervention et contribue à objectiver les échanges entre les parties.

Bon réflexe : solliciter l'étude dès l'ouverture du dossier lorsque les lieux sont accessibles à plusieurs personnes ou que la composition du mobilier risque d'évoluer.

Évaluation fiscale du mobilier

Prisée mobilière et forfait de 5 %

Pour les meubles meublants, l'article 764 du Code général des impôts prévoit plusieurs bases d'évaluation. À défaut de vente publique ou d'inventaire répondant aux conditions du texte, la valeur imposable ne peut en principe être inférieure à 5 % de l'ensemble des autres valeurs mobilières et immobilières de la succession, sous réserve de la preuve contraire.

Lorsque la valeur réelle du mobilier est sensiblement plus faible, un inventaire avec estimation peut donc offrir une base plus fidèle, sous réserve du respect des formes et délais applicables.

Exemple de base taxable

Pour 400 000 € d'autres valeurs successorales, le seuil de 5 % représente 20 000 €. Si l'inventaire retient 8 000 € de meubles, l'écart de base est de 12 000 €.

Le gain fiscal éventuel dépend ensuite du tarif applicable, des abattements et de la situation propre à chaque héritier.

Choisir la bonne intervention

Quelle réponse pour quelle situation ?

SITUATION INTERVENTION À ÉTUDIER OBJECTIF POUR LE DOSSIER
Acceptation à concurrence de l'actif net Inventaire conforme aux articles 789 et suivants du Code civil Évaluer article par article l'actif et le passif dans le délai applicable
Désaccord entre héritiers Inventaire en présence des personnes appelées ou constat ciblé Établir une base factuelle datée pour les échanges
Mobilier de faible valeur Inventaire et prisée répondant aux conditions fiscales Documenter une valeur réelle plutôt que retenir mécaniquement le seuil de 5 %
Risque de disparition de biens Mesure conservatoire ou constat selon la situation Préserver les biens et figer rapidement les éléments observables
Succession vacante Inventaire estimatif à la demande du curateur Recenser l'actif et le passif dans le cadre de la curatelle
Immeuble litigieux avant partage Constat d'état, distinct d'une expertise de valeur Documenter l'état matériel du bien avant les opérations de partage

Une mission coordonnée

Le déroulement de l'intervention

01

Cadrage avec le notaire

L'étude identifie la nature de la mission, son fondement, les lieux concernés, les personnes à appeler et le niveau d'urgence.

02

Préparation du dossier

Sont transmis les éléments utiles : acte de notoriété s'il est établi, identité des parties, adresse des lieux, informations connues sur le patrimoine et consignes d'accès.

03

Intervention sur place

Le commissaire de justice décrit les biens et la situation observée. Les opérations de prisée ou l'assistance d'un spécialiste sont organisées selon la mission.

04

Remise du procès-verbal

Le document est transmis au notaire dans un format exploitable pour la poursuite des opérations successorales.

Objets particuliers : tableaux, bijoux, collections, matériel professionnel ou biens techniques peuvent nécessiter une compétence complémentaire. Ce besoin est identifié lors du cadrage.